Formulaire du samedi du 3 février au Mercredi saint.
℣. Aspérges me, ….
℟. … Dómine, hyssópo, et mundábor: lavábis me, et super nivem dealbábor. Miserére mei, Deus, secúndum magnam misericórdiam tuam. Gloria Patri… Asperge me Dómine…
Calendrier traditionnel · 1962
18e jour du Carême · 2026–2027
Le tableau général de préséance place la messe célébrée au rang 22 et cette messe au rang 27. Le rang le plus faible numériquement a préséance.
Choisis les partitions et chants complémentaires, puis applique les choix sans perdre le contexte de la messe.
fraternellement unis jusque dans la mort (martyrs à Rome sous la per- sécution de Dioclétien), et que nous retrouvons l’un près de l’autre au canon de la messe. Aussi les lectures nous présentent l’histoire de deux frères. Dans l’un et l’autre cas, c’est le fils cadet qui obtient les prérogatives de son frère aîné en raison d’un choix tout gratuit de Dieu.
Tous les dimanches, la Messe solennelle est précédée de l’aspersion du clergé et du peuple avec de l’eau bénite ; cette aspersion n’est omise que lorsque l’évêque doit célébrer la Messe pontificalement. Ordinaire Debout
Latin
℣. Aspérges me, ….
℟. … Dómine, hyssópo, et mundábor: lavábis me, et super nivem dealbábor. Miserére mei, Deus, secúndum magnam misericórdiam tuam. Gloria Patri… Asperge me Dómine…
Français
℣. Aspergez-moi...
℟. ...Seigneur, avec l’hysope et je serai pur ; lavez-moi, et je deviendrai plus blanc que la neige. Ayez pitié de moi, mon Dieu, dans votre grande miséricorde.
Latin
℣. Osténde nobis Dómine, misericórdiam tuam.
℟. Et salutáre tuum da nobis.
Français
℣. Seigneur, montrez-nous votre miséricorde.
℟. Et donnez-nous votre salut.
Latin
℣. Dómine, exáudi oratiónem meam.
℟. Et clamor meus ad te véniat.
℣. Dominus vobiscum.
℟. Et cum spíritu tuo.
℣. Orémus. Exáudi nos, Dómine sancte, Pater omnípotens, ætérnæ deus: et míttere dignéris sanctum Angelum tuum de cælis, qui custódiat, fóveat, prótegat, vísitet, atque deféndat omnes habitántes in hoc habitáculo. Per Christum Dóminum nostrum.
℟. Amen.
Français
℣. Seigneur, entendez ma prière.
℟. Et que mon cri parvienne jusqu’à vous.
℣. Le Seigneur soit avec vous.
℟. Et avec votre esprit.
℣. Exaucez-nous, Seigneur saint, Père tout-puissant, Dieu éternel, et daignez envoyer du ciel votre saint Ange pour qu’il garde et soutienne, protège, visite et défende tous ceux qui sont rassemblés dans ce lieu. Par le Christ Notre-Seigneur.
℟. Ainsi soit-il.
Le prêtre se tient au pied de l'autel en signe d'humilité et de regret pour ses fautes. La messe débute par un signe de croix : elle est le renouvellement du sacrifice de la Croix à la gloire de la Trinité sainte. L'antienne Introibo est un verset du psaume 42 et sert de refrain. Ordinaire À genoux
Le prêtre et les ministres récitent les prières préparatoires au bas de l’autel.
Latin
Sacerdos, ante gradus altaris, signo crucis se signat et dicit:
℣. In nómine Patris, et Fílii, et Spíritus Sancti.
℟. Amen.
℣. Introíbo ad altáre Dei.
℟. Ad Deum, qui lætíficat iuventútem meam.
Français
Le prêtre, au bas de l’autel, fait le signe de la croix et dit :
℣. Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.
℟. Ainsi soit-il.
℣. Je m’avancerai jusqu’à l’autel de Dieu.
℟. Jusqu’au Dieu qui réjouit ma jeunesse.
Latin
℣. Iúdica me, Deus, et discérne causam meam de gente non sancta: ab hómine iníquo et dolóso érue me.
℟. Quia tu es, Deus, fortitúdo mea: quare me repulísti, et quare tristis incédo, dum afflígit me inimícus?
℣. Emítte lucem tuam et veritátem tuam: ipsa me deduxérunt et adduxérunt in montem sanctum tuum, et in tabernácula tua.
℟. Et introíbo ad altáre Dei: ad Deum qui lætíficat iuventútem meam.
℣. Confitébor tibi in cíthara, Deus, Deus meus: quare tristis es, ánima mea, et quare contúrbas me?
℟. Spera in Deo, quóniam adhuc confitébor illi: salutáre vultus mei, et Deus meus.
℣. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto.
℟. Sicut erat in princípio, et nunc, et semper: et in sǽcula sæculórum. Amen.
℣. Introíbo ad altáre Dei.
℟. Ad Deum, qui lætíficat iuventútem meam.
℣. Adjutórium nostrum in nómine Dómini.
℟. Qui fecit cælum et terram.
Français
℣. Jugez-moi, ô Dieu, et distinguez ma cause de celle d’une nation impie; délivrez-moi de l’homme injuste et trompeur.
℟. Car vous êtes, ô Dieu, ma force: pourquoi m’avez-vous repoussé, et pourquoi marché-je dans la tristesse, tandis que l’ennemi m’afflige?
℣. Envoyez votre lumière et votre vérité: elles m’ont conduit et amené à votre montagne sainte et dans vos tabernacles.
℟. Et je m’avancerai jusqu’à l’autel de Dieu, jusqu’au Dieu qui réjouit ma jeunesse.
℣. Je vous louerai sur la harpe, ô Dieu, mon Dieu: pourquoi es-tu triste, mon âme, et pourquoi me troubles-tu?
℟. Espère en Dieu, car je le louerai encore: il est le salut de mon visage et mon Dieu.
℣. Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit.
℟. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
℣. Je m’avancerai jusqu’à l’autel de Dieu.
℟. Jusqu’au Dieu qui réjouit ma jeunesse.
℣. Notre secours est dans le nom du Seigneur.
℟. Qui a fait le ciel et la terre.
Latin
Français
Le prêtre monte à l’autel, puis s’incline et le baise au milieu.
Latin
Sacerdos ad altare ascendens secreto dicit:Aufer a nobis, quǽsumus, Dómine, iniquitátes nostras: ut ad Sancta sanctórum puris mereámur méntibus introíre. Per Christum Dóminum nostrum. Amen.
Inclinatus, manibus iunctis super altare positis, dicit:
Orámus te, Dómine, per mérita Sanctórum tuórum, quorum relíquiæ hic sunt, et ómnium Sanctórum: ut indúlgere dignéris ómnia peccáta mea. Amen.
Français
Latin
Sacerdos incensum benedicit, dicens:
Ab illo bene†dicáris in cuius honóre cremáberis. Amen.
Deinde Crucem et altare incensat.
Français
Le prêtre bénit l'encens, en disant :
Sois bénit par celui en l'honneur de qui tu vas brûler. Ainsi-soit-il.
Puis il encense la croix et l'autel.
✠ Chant propre d’entrée de la messe. Il accompagne l’approche de l’autel et donne souvent la tonalité scripturaire et spirituelle du jour. Texte propre Debout
Latin
Lex Dómini irreprehensíbilis, convértens ánimas: testimónium Dómini fidéle, sapiéntiam præstans párvulis.
Ps Cœli enárrant glóriam Dei: et ópera mánuum ejus annúntiat firmaméntum.
℣. Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, et nunc, et semper, et in sǽcula sæculórum. Amen.
Lex Dómini irreprehensíbilis, convértens ánimas: testimónium Dómini fidéle, sapiéntiam præstans párvulis.
Français
La loi du Seigneur est parfaite, elle restaure les âmes ; le témoignage du Seigneur est fidèle, il donne la sagesse aux petits.
Ps Les cieux racontent la gloire de Dieu, et le firmament publie les œuvres de ses mains.
℣. Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
La loi du Seigneur est parfaite, elle restaure les âmes ; le témoignage du Seigneur est fidèle, il donne la sagesse aux petits.
Dans cette litanie, nous appelons à grands cris la miséricorde du Dieu Trinité : le Père (Kyrie), le Fils (Christe) et le Saint-Esprit (Kyrie). C’est une des seules prières en grec que la liturgie romaine ait conservée de ses origines. Sa tonalité suppliante est très évocatrice. Ordinaire
Le prêtre revient au milieu de l’autel pour réciter le Kyrie, en alternant avec le servant et les fidèles.
Latin
℣. Kýrie eléison.
℟. Kýrie eléison.
℣. Kýrie eléison.
℟. Christe eléison.
℣. Christe eléison.
℟. Christe eléison.
℣. Kýrie eléison.
℟. Kýrie eléison.
℣. Kýrie eléison.
Français
℣. Seigneur, prends pitié.
℟. Seigneur, prends pitié.
℣. Seigneur, prends pitié.
℟. Ô Christ, prends pitié.
℣. Ô Christ, prends pitié.
℟. Ô Christ, prends pitié
℣. Seigneur, prends pitié.
℟. Seigneur, prends pitié.
℣. Seigneur, prends pitié.
Le prêtre baise l’autel pour recevoir du Christ le salut de paix qu’il transmettra au peuple. Ordinaire Debout
On se signe en même temps que le prêtre. Celui-ci baise alors l’autel et, tourné vers fidèles, dit :
Latin
℣. Dóminus vobiscum.
℟. Et cum spíritu tuo.
Français
℣. Le Seigneur soit avec vous.
℟. Et avec votre esprit.
✠ Oraison propre par laquelle le célébrant rassemble les intentions de l’assemblée et exprime la demande caractéristique du jour liturgique. Texte propre
Latin
Da, quǽsumus, Dómine, nostris efféctum jejúniis salutárem: ut castigátio carnis assúmpta, ad nostrárum vegetatiónem tránseat animárum. Per Dóminum nostrum Iesum Christum, Fílium tuum: qui tecum vivit et regnat in unitáte Spíritus Sancti Deus, per ómnia sǽcula sæculórum. Amen.
Français
Nous vous en prions, Seigneur, donnez à nos jeûnes un effet salutaire, afin qu’ayant entrepris de châtier notre chair, cette mortification corporelle serve à développer la vigueur de nos âmes. Par notre Seigneur Jésus-Christ, votre Fils, qui avec vous vit et règne dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu, dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
Commémoraison — Saint Gabriel de la Mère des Douleurs, religieux
℣. Dóminus vobíscum. ℟. Et cum spíritu tuo. Orémus.
Latin
Deus, qui beátum Gabriélem dulcíssimæ Matris tuæ dolóres assídue recólere docuísti, ac per illam sanctitátis et miraculórum glória sublimásti: da nobis, eius intercessióne et exémplo; ita Genetrícis tuæ consociári flétibus, ut matérna eiúsdem protectióne salvémur: Qui vivis.
Français
Dieu, vous avez appris au bienheureux Gabriel à méditer sans cesse les douleurs de votre très douce Mère et, par elle, vous l’avez élevé à la gloire de la sainteté et des miracles; par son intercession et son exemple, donnez-nous de nous unir si profondément aux larmes de votre Mère que nous soyons sauvés sous sa protection maternelle. Vous qui vivez.
✠ Première lecture propre de la messe, généralement tirée des épîtres apostoliques ou d’un autre livre de l’Écriture. Texte propre Assis
Latin
✠ Léctio libri Genesis.
In diébus illis: Dixit Rebécca fílio suo Jacob: Audívi patrem tuum loquéntem cum Esau fratre tuo, et dicéntem ei: Affer mihi de venatióne tua, et fac cibos, ut cómedam et benedícam tibi coram Dómino, ántequam móriar. Nunc ergo, fili mi, acquiésce consíliis meis: et pergens ad gregem, affer mihi duos hædos óptimos, ut fáciam ex eis escas patri tuo, quibus libénter véscitur: quas cum intúleris et coméderit, benedícat tibi, priúsquam moriátur. Cui ille respóndit: Nosti, quod Esau, frater meus, homo pilósus sit, et ego lenis: si attrectáverit me pater meus et sénserit, tímeo, ne putet me sibi voluísse illúdere, et indúcam super me maledictiónem pro benedictióne. Ad quem mater: In me sit, ait, ista maledíctio, fili mi: tantum audi vocem meam, et pergens affer quæ dixi. Abiit, et áttulit, dedítque matri. Parávit illa cibos, sicut velle nóverat patrem illíus. Et véstibus Esau valde bonis, quas apud se habébat domi, índuit eum: pelliculásque hædórum circúmdedit mánibus, et colli nuda protéxit. Dedítque pulméntum, et panes, quos cóxerat, trádidit. Quibus illátis, dixit: Pater mi! At ille respóndit: Audio. Quis es tu, fili mi? Dixítque Jacob: Ego sum primogénitus tuus Esau: feci, sicut præcepísti mihi: surge, sede, et cómede de venatióne mea, ut benedícat mihi ánima tua. Rursúmque Isaac ad fílium suum: Quómodo, inquit, tam cito inveníre potuísti, fili mi? Qui respóndit: Volúntas Dei fuit, ut cito occúrreret mihi quod volébam. Dixítque Isaac: Accéde huc, ut tangam te, fili mi, et probem, utrum tu sis fílius meus Esau, an non. Accéssit ille ad patrem, et palpáto eo, dixit Isaac: Vox quidem vox Jacob est, sed manus manus sunt Esau. Et non cognóvit eum, quia pilósæ manus similitúdinem majóris exprésserant. Benedícens ergo illi, ait: Tu es fílius meus Esau? Respóndit: Ego sum. At ille: Affer mihi, inquit, cibos de venatióne tua, fili mi, ut benedícat tibi ánima mea. Quos cum oblátos comedísset, óbtulit ei étiam vinum. Quo hausto, dixit ad eum: Accéde ad me, et da mihi ósculum, fili mi. Accéssit, et osculátus est eum. Statímque ut sensit vestimentórum illíus fragrántiam, benedícens illi, ait: Ecce, odor fílii mei sicut odor agri pleni, cui benedíxit Dóminus. Det tibi Deus de rore cœli, et de pinguédine terræ abundántiam fruménti et vini. Et sérviant tibi pópuli, et adorent te tribus: esto dóminus fratrum tuórum, et incurvéntur ante te fílii matris tuæ. Qui male díxerit tibi, sit ille maledíctus: et qui benedíxerit tibi, benedictiónibus repleátur. Vix Isaac sermónem impléverat, et egrésso Jacob foras, venit Esau, coctósque de venatióne cibos íntulit patri, dicens: Surge, pater mi, et cómede de venatióne fílii tui, ut benedícat mihi ánima tua. Dixítque illi Isaac: Quis enim es tu? Qui respóndit: Ego sum fílius tuus primogénitus Esau. Expávit Isaac stupóre veheménti, et ultra quam credi potest, admírans, ait: Quis ígitur ille est, qui dudum captam venatiónem áttulit mihi, et comédi ex ómnibus, priúsquam tu veníres? Benedixíque ei, et erit benedíctus. Audítis Esau sermónibus patris, irrúgiit clamóre magno, et consternátus, ait: Bénedic étiam et mihi, pater mi. Qui ait: Venit germánus tuus fraudulénter, et accépit benedictiónem tuam. At ille subjunxit: Juste vocátum est nomen ejus Jacob: supplantávit enim me en áltera vice: primogénita mea ante tulit, et nunc secúndo surrípuit benedictiónem meam. Rursúmque ad patrem: Numquid non reservásti, ait, et mihi benedictiónem? Respóndit Isaac: Dóminum tuum illum constítui, et omnes fratres ejus servitúti illíus subjugávi: fruménto et vino stabilívi eum, et tibi post hæc, fili mi, ultra quid fáciam? Cui Esau: Num unam, inquit, tantum benedictiónem habes, pater? mihi quoque óbsecro ut benedícas. Cumque ejulátu magno fleret, motus Isaac, dixit ad eum: In pinguédine terræ, et in rore cœli désuper erit benedíctio tua.
Français
✠ Lecture du livre de la Genèse.
En ces jours-là, Rébecca dit à Jacob son fils : J’ai entendu votre père qui parlait à votre frère Ésaü, et qui lui disait : Apportez-moi quelque chose de votre chasse et préparez-moi de quoi manger, afin que je vous bénisse devant le Seigneur avant de mourir. Suivez donc maintenant, mon fils, le conseil que je vais vous donner. Allez-vous-en au troupeau, et apportez-moi deux des meilleurs chevreaux, afin que j’en prépare à votre père une sorte de mets que je sais qu’il aime ; et qu’après que vous le lui aurez présenté et qu’il en aura mangé, il vous bénisse avant de mourir. Jacob lui répondit : Vous savez que mon frère Ésaü a le corps velu, et que moi je n’ai point de poil. Si mon père vient donc à me toucher et qu’il s’en aperçoive, j’ai peur qu’il ne croie que je l’ai voulu tromper, et qu’ainsi je n’attire sur moi sa malédiction au lieu de sa bénédiction. Sa mère lui répondit : Mon fils, je me charge moi-même de cette malédiction : faites seulement ce que je vous conseille, et allez me chercher ce que je vous dis. Il y alla, il l’apporta, et il le donna à sa mère, qui en prépara à manger à son père comme elle savait qu’il l’aimait. Elle fit prendre ensuite à Jacob de très beaux habits d’Ésaü qu’elle gardait elle-même à la maison. Et elle lui mit autour des mains la peau des chevreaux, et lui en couvrit le cou partout où il était découvert. Puis elle lui donna ce qu’elle avait préparé à manger, et les pains qu’elle avait cuits. Jacob porta le tout devant Isaac, et lui dit : Mon père. Je vous entends, dit Isaac. Qui êtes-vous, mon fils ? Jacob lui répondit ; Je suis Ésaü, votre fils aîné. J’ai fait ce que vous m’avez commandé : levez-vous, mettez-vous sur votre séant, et mangez de ma chasse afin que vous me donniez votre bénédiction. Isaac dit encore à son fils : Mais comment avez-vous pu, mon fils, en trouver si tôt ? Il lui répondit : Dieu a voulu que ce que je désirais se présentât tout d’un coup à moi. Isaac dit encore : Approchez-vous ; d’ici, mon fils, afin que je vous : touche, et que je reconnaisse si vous êtes mon fils Ésaü ou non. Jacob s’approcha de son père ; et Isaac l’ayant tâté, dit : Pour la voix, c’est la voix de Jacob ; mais les mains sont les mains d’Ésaü. Et il ne le reconnut point, parce que ses mains, étant couvertes de poil, parurent toutes semblables à celles de son aîné. Isaac, le bénissant donc, lui dit : Êtes-vous mon fils Ésaü ? Je le suis, répondit Jacob. Mon fils, ajouta Isaac, apportez-moi à manger de votre chasse, afin que je vous bénisse. Jacob lui en présenta ; et après qu’il en eut mangé, il lui présenta aussi du vin qu’il but. Isaac lui dit ensuite : Approchez-vous de moi, mon fils, et venez me baiser. Il s’approcha donc de lui, et le baisa. Et Isaac, aussitôt qu’il eut senti la bonne odeur qui sortait de ses habits, lui dit en le bénissant : L’odeur qui sort de mon fils est semblable à celle d’un champ plein de fleurs que le Seigneur a comblé de ses bénédictions. Que Dieu vous donne une abondance de blé et de vin, de la rosée du ciel et de la graisse de la terre. Que les peuples vous soient assujettis, et que les tribus vous adorent. Soyez le seigneur de vos frères, et que les enfants de votre mère se courbent devant vous. Que celui qui vous maudira, soit maudit lui-même ; et que celui qui vous bénira, soit comblé de bénédictions. Isaac ne faisait que d’achever ces paroles, et Jacob était à peine sorti dehors, lorsqu’Ésaü entra, et que, présentant à son père ce qu’il avait apprêté de sa chasse, il lui dit : Levez-vous, mon père, et mangez de la chasse de votre fils, afin que vous me donniez votre bénédiction. Isaac lui dit : Qui êtes-vous donc ? Ésaü lui répondit : Je sais Ésaü, votre fils aîné. Isaac fut frappé d’un profond étonnement ; et, admirant au delà de tout ce qu’on peut croire ce qui était arrivé, il lui dit : Qui est donc celui qui m’a déjà apporté de ce qu’il avait pris à la chasse, et qui m’a fait manger de tout avant que vous vinssiez ? et je lui ai donné ma bénédiction, et il sera béni. Ésaü, à ces paroles de son père, jeta un cri furieux ; et, étant dans une extrême consternation, il lui dit : Donnez-moi aussi votre bénédiction, mon père. Isaac lui répondit : Votre frère m’est venu surprendre, et il a reçu la bénédiction qui vous était due. C’est avec raison, dit Ésaü, qu’il a été appelé Jacob ; car voici la seconde fois qu’il m’a supplanté. Il m’a enlevé auparavant mon droit d’aînesse ; et présentement II vient encore de me dérober la bénédiction qui m’était due. Mais, mon père, ajouta Ésaü, ne m’avez-vous point réservé aussi une bénédiction ? Isaac lui répondit : Je l’ai établi votre seigneur et j’ai assujetti à sa domination tous ses frères. Je l’ai affermi dans la possession du blé et du vin ; et après cela, mon fils, que me reste-t-il que je puisse faire pour vous ? Ésaü lui répartit : N’avez-vous donc, mon père, qu’une seule bénédiction ? Je vous conjure de me bénir aussi. Il jeta ensuite de grands cris mêlés de larmes. Et Isaac, en étant touché, lui dit : Votre bénédiction sera dans la graisse de la terre et dans la rosée du ciel qui vient d’en haut.
La réponse qui suit la lecture marque l’achèvement de l’Épître et introduit les chants qui préparent à l’Évangile. Ordinaire Assis
Latin
Français
✠ Chant méditatif qui suit la lecture et prolonge l’écoute de la Parole avant le chant qui prépare à l’Évangile. Texte propre
Latin
Bonum est confitéri Dómino: et psállere nómini tuo, Altíssime.
℣. Ad annuntiándum mane misericórdiam tuam, et veritátem tuam per noctem.
Français
Il est bon de louer le Seigneur et de chanter votre nom, ô Très-Haut.
℣. Pour annoncer le matin votre miséricorde et votre vérité durant la nuit.
Le prophète Isaïe reconnaissait son indignité à annoncer la venue du Messie, fils d’une vierge : un ange lui apparut alors, qui lui toucha les lèvres avec un charbon ardent, signe de la purification que Dieu opérait en lui. Avant de lire l’Évangile, le prêtre demande à être purifié comme le prophète. Ordinaire Assis
Les ministres se lèvent, le diacre fait bénir l’encens par le prêtre, puis, agenouillé devant l’autel, il dit :
Latin
Français
À la messe solennelle, le diacre demande au célébrant la bénédiction avant de proclamer l’Évangile. À la messe lue, le célébrant récite lui-même les prières préparatoires prévues. Ordinaire Assis
Le diacre monte prendre l’évangéliaire. Puis il revient demander la bénédiction au célébrant :
Latin
℣. Iube, domne, benedícere.
℟. Dóminus sit in corde tuo et in lábiis tuis: ut digne et competénter annúnties Evangélium suum. Amen.
℣. Dominus vobíscum.
℟. Et cum spíritu tuo.
℣. Sequéntia (ou Inítium) † sancti Evangélii secúndum N.
℟. Glória tibi, Dómine.
Français
℣. Père, veuillez me bénir.
℟. Que le Seigneur soit dans votre cœur et sur vos lèvres, afin que vous annonciez dignement son Évangile. Ainsi soit-il.
℣. Le Seigneur soit avec vous.
℟. Et avec votre esprit.
℣. Suite (ou Commencement) † du saint Évangile selon saint N.
℟. Gloire à vous Seigneur.
Le diacre encense l’évangéliaire, qui est tenu par le sous-diacre encadré par les acolytes.
✠ Proclamation solennelle d’un passage des Évangiles. L’assemblée se tient debout en signe de respect pour la parole et les actes du Christ. Texte propre Debout
Latin
✠ Sequéntia sancti Evangélii secúndum Lucam.
In illo témpore: Dixit Jesus pharisǽis et scribis parábolam istam: Homo quidam hábuit duos fílios, et dixit adolescéntior ex illis patri: Pater, da mihi portiónem substántiæ, quæ me contíngit. Et divísit illis substántiam. Et non post multos dies, congregátis ómnibus, adolescéntior fílius péregre proféctus est in regiónem longínquam, et ibi dissipávit substántiam suam vivéndo luxurióse. Et postquam ómnia consummásset, facta est fames válida in regióne illa, et ipse cœpit egére. Et ábiit, et adhǽsit uni cívium regiónis illíus. Et misit illum in villam suam, ut pásceret porcos. Et cupiébat implére ventrem suum de síliquis, quas porci manducábant: et nemo illi dabat. In se autem revérsus, dixit: Quanti mercenárii in domo patris mei abúndant pánibus, ego autem hic fame péreo? Surgam, et ibo ad patrem meum, et dicam ei: Pater, peccávi in cœlum et coram te: jam non sum dignus vocári fílius tuus: fac me sicut unum de mercenáriis tuis. Et surgens venit ad patrem suum. Cum autem adhuc longe esset, vidit illum pater ipsíus, et misericórdia motus est, et accúrrens cécidit super collum ejus, et osculátus est eum. Dixítque ei fílius: Pater, peccávi in cœlum et coram te, jam non sum dignus vocári fílius tuus. Dixit autem pater ad servos suos: Cito proférte stolam primam, et indúite illum, et date ánnulum in manum ejus, et calceaménta in pedes ejus: et addúcite vítulum saginátum et occídite, et manducémus et epulémur, quia hic fílius meus mórtuus erat, et revíxit: períerat, et invéntus est. Et cœpérunt epulári. Erat autem fílius ejus sénior in agro: et cum veníret, et appropinquáret dómui, audívit symphóniam et chorum: et vocávit unum de servis, et interrogávit, quid hæc essent. Isque dixit illi: Frater tuus venit, et occídit pater tuus vítulum saginátum, quia salvum illum recépit. Indignátus est autem, et nolébat introíre. Pater ergo illíus egréssus, cœpit rogáre illum. At ille respóndens, dixit patri suo: Ecce, tot annis sérvio tibi, et numquam mandátum tuum præterívi, et numquam dedísti mihi hædum, ut cum amícis meis epulárer: sed postquam fílius tuus hic, qui devorávit substántiam suam cum meretrícibus, venit, occidísti illi vítulum saginátum. At ipse dixit illi: Fili, tu semper mecum es, et ómnia mea tua sunt: epulári autem et gaudére oportébat, quia frater tuus hic mórtuus erat, et revíxit: períerat, et invéntus est.
Français
✠ Suite du saint Évangile selon saint Luc
En ce temps-là, Jésus dit aux Pharisiens et aux Scribes cette parabole : Un homme avait deux fils ; et le plus jeune des deux dit à son père : Mon père, donne-moi la part de bien qui doit me revenir. Et le père leur partagea son bien. Et peu de jours après, le plus jeune fils, ayant rassemblé tout ce qu’il avait, partit pour un pays étranger et lointain, et là il dissipa son bien, en vivant dans la débauche. Et après qu’il eut tout dépensé, il survint une grande famine dans ce pays-là, et il commença à être dans le besoin. Il alla donc, et s’attacha au service d’un des habitants du pays, qui l’envoya dans sa maison des champs pour garder es pourceaux. Et il désirait remplir son ventre des gousses que les pourceaux mangeaient ; mais personne ne lui en donnait. Et étant rentré en lui-même, il dit : Combien de mercenaires, dans la maison de mon père, ont du pain en abondance, et moi je meurs ici de faim ! Je me lèverai, et j’irai vers mon père, et je lui dirai : Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi ; je ne suis plus digne désormais d’être appelé ton fils, traite-moi comme l’un de tes mercenaires. Et se levant, il vint vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit, et fut ému de compassion ; et, accourant, il se jeta à son cou, et le baisa. Et le fils lui dit : Mon père, fat péché contre le ciel et contre toi ; je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Alors le père dit à ses serviteurs : Vite, apportez la plus belle robe, et revêtez-l’en ; et mettez un anneau à sa main, et des chaussures à ses pieds ; puis amenez le veau gras et tuez-le ; et mangeons, et faisons bonne chère ; car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils commencèrent à faire grande chère. Cependant son fils aîné était dans les champs ; et comme il revenait et s’approchait de la maison, il entendit la musique et les danses. Et il appela un des serviteurs, et demanda ce que c’était. Celui-ci lui dit : Ton frère est revenu, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il l’a recouvré sain et sauf. Il s’indigna, et ne voulait pas entrer. Son père sortit donc, et se mit à le prier. Mais, répondant à son père, il dit : Voilà tant d’années que je te sers, et je n’ai jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour faire bonne chère avec mes amis ; mais dès que cet autre fils, qui a dévoré son bien avec des femmes perdues, est revenu, tu as tué pour lui le veau gras. Alors le père lui dit : Mon fils, tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai est à toi : mais II fallait faire bonne chère et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort, et qu’il est revenu à la vie parce qu’il était perdu, et qu’il est retrouvé.
Après la proclamation de l’Évangile, la réponse et les gestes prescrits expriment la vénération due à la parole du Christ. Ordinaire Debout
À la fin de l’Évangile.
Latin
Français
✠ Antienne propre qui accompagne l’offertoire et relie la préparation du sacrifice au mystère célébré ce jour. Texte propre Assis
Latin
Illúmina óculos meos, ne umquam obdórmiam in morte: ne quando dicat inimícus meus: Præválui advérsus eum.
Français
Éclairez mes yeux, afin que je ne m’endorme jamais dans la mort : de peur que mon ennemi me dise : J’ai eu l’avantage contre lui.
Le célébrant offre l’hostie et commence la préparation des oblats qui seront consacrés. À la messe solennelle, les ministres assistent à ces gestes selon leur fonction. Ordinaire Assis
Latin
Diaconus porrigit celebranti patenam cum hostia et sacerdos dicit :
Súscipe, sancte Pater, omnípotens ætérne Deus, hanc immaculátam hóstiam, quam ego indígnus fámulus tuus óffero tibi Deo meo vivo et vero, pro innumerabílibus peccátis, et offensiónibus, et negligéntiis meis, et pro ómnibus circumstántibus, sed et pro ómnibus fidélibus christiánis vivis atque defúnctis: ut mihi et illis profíciat ad salútem in vitam ætérnam. Amen.
Deinde faciens crucem cum eadem patena, deponit hostiam super corporale. Diaconus ministrat vinum, subdiaconus aquam in calice postquam sacerdos aquam benedixit, dicens :
Deus, qui humánæ substántiæ dignitátem mirabíliter condidísti, et mirabílius reformásti: da nobis per huius aquæ et vini mystérium, eius divinitátis esse consórtes, qui humanitátis nostræ fíeri dignátus est párticeps, Iesus Christus, Fílius tuus, Dóminus noster. Amen.
Français
Le diacre présente au célébrant la patène avec l’hostie et le prêtre dit :
Recevez, Père saint, Dieu tout-puissant et éternel, cette hostie sans tache que moi, votre indigne serviteur, je vous offre pour mes péchés, pour les assistants et pour tous les fidèles vivants et défunts, afin qu’elle nous serve pour le salut éternel. Ainsi soit-il.
Ensuite, faisant le signe de la croix avec la même patène, il dépose l’hostie sur le corporal. Le diacre sert le vin, le sous-diacre l’eau dans le calice, après que le prêtre a béni l'eau disant :
Dieu, qui avez merveilleusement créé la dignité de la nature humaine et l’avez réformée plus merveilleusement encore, accordez-nous, par le mystère de cette eau et de ce vin, d’avoir part à la divinité de celui qui a daigné participer à notre humanité, Jésus-Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il.
Le prêtre offre le calice.
Latin
Français
Le prêtre s’incline, puis bénit les oblats.
Latin
Français
Le prêtre se lave les doigts en récitant le psaume 25.
Latin
Français
Latin
Français
Le prêtre revient au milieu de l’autel et s’incline.
Latin
Français
Le prêtre se tourne vers les fidèles.
Latin
Français
✠ Oraison propre dite à voix basse sur les oblats. Elle demande à Dieu d’agréer l’offrande et conduit à la Préface. Texte propre Assis
Latin
His sacrifíciis, Dómine, concéde placátus: ut, qui própriis orámus absólvi delíctis, non gravémur extérnis. Per Dóminum nostrum Iesum Christum, Fílium tuum: qui tecum vivit et regnat in unitáte Spíritus Sancti Deus, per ómnia sǽcula sæculórum. Amen.
Français
Apaisés par ces sacrifices, accordez-nous, Seigneur, que priant pour obtenir le pardon de nos propres fautes, nous ne soyons pas chargés de celles qui nous sont étrangères. Par notre Seigneur Jésus-Christ, votre Fils, qui avec vous vit et règne dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu, dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
Commémoraison — Saint Gabriel de la Mère des Douleurs, religieux
Latin
Salutárem hóstiam in memóriam sancti Gabriélis tibi, Dómine, offeréntes, fac nos sacrifícium mortis tuæ rite recólere, ac, méritis perdoléntis Vírginis, eiúsdem sacrifícii fructum copióse percípere: Qui vivis et regnas.
Français
En vous offrant, Seigneur, l’hostie salutaire en mémoire de saint Gabriel, faites-nous célébrer dignement le sacrifice de votre mort et, par les mérites de la Vierge des douleurs, recevoir abondamment le fruit de ce même sacrifice. Vous qui vivez et régnez.
Le dialogue Sursum corda introduit la Préface et invite l’assemblée à élever son cœur vers Dieu pour l’action de grâces eucharistique. Ordinaire Debout
Latin
Français
Action de grâces solennelle qui ouvre la prière eucharistique. Son texte varie selon le temps liturgique, la fête ou la messe célébrée. Préface du Carême
Latin
Français
Acclamation qui unit la louange des anges d’Isaïe à l’acclamation messianique de l’entrée à Jérusalem. Elle précède immédiatement le Canon. Ordinaire Debout
Latin
Français
Prière eucharistique romaine récitée à voix basse par le célébrant. Elle contient l’offrande du sacrifice, la consécration du pain et du vin, les mémoires et les intercessions. Ordinaire À genoux
Le prêtre récite le Canon romain à voix basse; les paroles de la consécration sont prononcées distinctement.
Latin
Sacerdos, extensis et elevatis manibus, eas iungit et, profunde inclinatus, Canonem secreto incipit:
Te ígitur, clementíssime Pater, per Iesum Christum, Fílium tuum, Dóminum nostrum, súpplices rogámus ac pétimus, uti accépta hábeas et benedícas hæc dona, hæc múnera, hæc sancta sacrifícia illibáta, in primis, quæ tibi offérimus pro Ecclésia tua sancta cathólica: quam pacificáre, custodíre, adunáre et régere dignéris toto orbe terrárum: una cum fámulo tuo Papa nostro N. et Antístite nostro N. et ómnibus orthodóxis, atque cathólicæ et apostólicæ fídei cultóribus.
Meménto, Dómine, famulórum famularúmque tuárum N. et N. et ómnium circumstántium, quorum tibi fides cógnita est et nota devótio, pro quibus tibi offérimus: vel qui tibi ófferunt hoc sacrifícium laudis, pro se suísque ómnibus: pro redemptióne animárum suárum, pro spe salútis et incolumitátis suæ: tibíque reddunt vota sua ætérno Deo, vivo et vero.
Communicántes, et memóriam venerántes, in primis gloriósæ semper Vírginis Maríæ, Genitrícis Dei et Dómini nostri Iesu Christi: sed et beáti Ioseph, eiúsdem Vírginis Sponsi, et beatórum Apostolórum ac Mártyrum tuórum, Petri et Páuli, Andréæ, Iacóbi, Ioánnis, Thomæ, Iacóbi, Philíppi, Bartholomǽi, Matthǽi, Simónis et Thaddǽi: Lini, Cleti, Cleméntis, Xysti, Cornélii, Cypriáni, Lauréntii, Chrysógoni, Ioánnis et Páuli, Cosmæ et Damiáni: et ómnium Sanctórum tuórum; quorum méritis precibúsque concédas, ut in ómnibus protectiónis tuæ muniámur auxílio. Per eúndem Christum Dóminum nostrum. Amen.
Hanc ígitur oblatiónem servitútis nostræ, sed et cunctæ famíliæ tuæ, quǽsumus, Dómine, ut placátus accípias: diésque nostros in tua pace dispónas, atque ab ætérna damnatióne nos éripi et in electórum tuórum iúbeas grege numerári. Per Christum Dóminum nostrum. Amen.
Quam oblatiónem tu, Deus, in ómnibus, quǽsumus, benedíctam, adscríptam, ratam, rationábilem, acceptabilémque fácere dignéris: ut nobis Corpus et Sanguis fiat dilectíssimi Fílii tui, Dómini nostri Iesu Christi.
Sacerdos accipit hostiam.
Qui prídie quam paterétur, accépit panem in sanctas ac venerábiles manus suas, et elevátis óculis in cælum ad te Deum, Patrem suum omnipoténtem, tibi grátias agens, benedíxit, fregit, dedítque discípulis suis, dicens: Accípite, et manducáte ex hoc omnes.
Verba consecrationis distincte profert.
HOC EST ENIM CORPUS MEUM.
Adorat et Hostiam consecratam elevat.
Sacerdos calicem discooperit.
Símili modo, postquam cenátum est, accípiens et hunc præclárum Cálicem in sanctas ac venerábiles manus suas: item tibi grátias agens, benedíxit, dedítque discípulis suis, dicens: Accípite, et bíbite ex eo omnes.
Verba consecrationis distincte profert.
HIC EST ENIM CALIX SÁNGUINIS MEI, NOVI ET ÆTÉRNI TESTAMÉNTI: MYSTÉRIUM FÍDEI: QUI PRO VOBIS ET PRO MULTIS EFFUNDÉTUR IN REMISSIÓNEM PECCATÓRUM.
Hæc quotiescúmque fecéritis, in mei memóriam faciétis.
Adorat et calicem elevat.
Unde et mémores, Dómine, nos servi tui, sed et plebs tua sancta, eiúsdem Christi, Fílii tui, Dómini nostri, tam beátæ passiónis, nec non et ab ínferis resurrectiónis, sed et in cælos gloriósæ ascensiónis: offérimus præcláræ maiestáti tuæ de tuis donis ac datis, hóstiam puram, hóstiam sanctam, hóstiam immaculátam, Panem sanctum vitæ ætérnæ et Cálicem salútis perpétuæ.
Supra quæ propítio ac seréno vultu respícere dignéris: et accépta habére, sicúti accépta habére dignátus es múnera púeri tui iusti Abel, et sacrifícium Patriárchæ nostri Abrahæ: et quod tibi óbtulit summus sacérdos tuus Melchísedech, sanctum sacrifícium, immaculátam hóstiam.
Súpplices te rogámus, omnípotens Deus: iube hæc perférri per manus sancti Angeli tui in sublíme altáre tuum, in conspéctu divínæ maiestátis tuæ: ut, quotquot ex hac altáris participatióne sacrosánctum Fílii tui Corpus et Sánguinem sumpsérimus, omni benedictióne cælésti et grátia repleámur. Per eúndem Christum Dóminum nostrum. Amen.
Meménto étiam, Dómine, famulórum famularúmque tuárum N. et N., qui nos præcessérunt cum signo fídei et dórmiunt in somno pacis. Ipsis, Dómine, et ómnibus in Christo quiescéntibus, locum refrigérii, lucis et pacis, ut indúlgeas, deprecámur. Per eúndem Christum Dóminum nostrum. Amen.
Nobis quoque peccatóribus, fámulis tuis, de multitúdine miseratiónum tuárum sperántibus, partem áliquam et societátem donáre dignéris cum tuis sanctis Apóstolis et Martýribus: cum Ioánne, Stéphano, Matthía, Bárnaba, Ignátio, Alexándro, Marcellíno, Petro, Felicitáte, Perpétua, Agatha, Lúcia, Agnéte, Cæcília, Anastásia et ómnibus Sanctis tuis: intra quorum nos consórtium, non æstimátor mériti, sed véniæ, quǽsumus, largítor admítte. Per Christum Dóminum nostrum.
Per quem hæc ómnia, Dómine, semper bona creas, sanctíficas, vivíficas, benedícis et præstas nobis.
Per ipsum, et cum ipso, et in ipso, est tibi Deo Patri omnipoténti, in unitáte Spíritus Sancti, omnis honor et glória.
℣. Per ómnia sǽcula sæculórum.
℟. Amen.
Français
Le prêtre étend les mains, les élève, puis les joint et, profondément incliné, commence le Canon à voix basse.
Vous donc, Père très clément, nous vous supplions et vous demandons humblement, par Jésus-Christ votre Fils, notre Seigneur, d’accepter et de bénir ces dons, ces présents, ces sacrifices saints et sans tache, que nous vous offrons d’abord pour votre sainte Église catholique: daignez lui donner la paix, la garder, la maintenir dans l’unité et la gouverner dans le monde entier, avec votre serviteur notre Pape N., notre Évêque N., et tous ceux qui, fidèles à la vraie doctrine, gardent la foi catholique et apostolique.
Souvenez-vous, Seigneur, de vos serviteurs et de vos servantes N. et N., et de tous ceux qui nous entourent, dont vous connaissez la foi et la dévotion. Pour eux nous vous offrons, ou ils vous offrent eux-mêmes, ce sacrifice de louange, pour eux et pour tous les leurs: pour la rédemption de leurs âmes, pour l’espérance de leur salut et de leur conservation; et ils vous présentent leurs vœux, à vous, Dieu éternel, vivant et véritable.
Unis dans une même communion, nous vénérons d’abord la mémoire de la glorieuse Marie toujours Vierge, Mère de notre Dieu et Seigneur Jésus-Christ; puis celle du bienheureux Joseph, époux de cette Vierge, de vos bienheureux Apôtres et Martyrs Pierre et Paul, André, Jacques, Jean, Thomas, Jacques, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Simon et Thaddée; Lin, Clet, Clément, Sixte, Corneille, Cyprien, Laurent, Chrysogone, Jean et Paul, Côme et Damien, et de tous vos saints. Par leurs mérites et leurs prières, accordez-nous d’être toujours fortifiés par le secours de votre protection. Par le même Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il.
Cette offrande de notre service et de toute votre famille, nous vous en prions, Seigneur, acceptez-la favorablement; disposez nos jours dans votre paix, arrachez-nous à la damnation éternelle et daignez nous compter au nombre de vos élus. Par le Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il.
Cette offrande, daignez, ô Dieu, la bénir en toutes choses, l’agréer, l’approuver, la rendre parfaite et digne de vous plaire, afin qu’elle devienne pour nous le Corps et le Sang de votre Fils bien-aimé, notre Seigneur Jésus-Christ.
Le prêtre prend l’hostie.
La veille de sa Passion, il prit du pain dans ses mains saintes et vénérables; levant les yeux au ciel vers vous, Dieu, son Père tout-puissant, vous rendant grâces, il le bénit, le rompit et le donna à ses disciples en disant: Prenez et mangez-en tous.
Il prononce distinctement les paroles de la consécration.
CAR CECI EST MON CORPS.
Il adore et élève l’Hostie consacrée.
Le prêtre découvre le calice.
De même, après le repas, prenant aussi ce précieux calice dans ses mains saintes et vénérables, vous rendant encore grâces, il le bénit et le donna à ses disciples en disant: Prenez et buvez-en tous.
Il prononce distinctement les paroles de la consécration.
CAR CECI EST LE CALICE DE MON SANG, LE SANG DE L’ALLIANCE NOUVELLE ET ÉTERNELLE, MYSTÈRE DE FOI, QUI SERA RÉPANDU POUR VOUS ET POUR BEAUCOUP EN RÉMISSION DES PÉCHÉS.
Toutes les fois que vous ferez ceci, vous le ferez en mémoire de moi.
Il adore et élève le calice.
C’est pourquoi, Seigneur, nous vos serviteurs, et avec nous votre peuple saint, faisant mémoire de la bienheureuse Passion du Christ votre Fils, notre Seigneur, de sa Résurrection des enfers et de sa glorieuse Ascension dans les cieux, nous offrons à votre souveraine majesté, parmi les dons que vous nous avez donnés, la Victime pure, la Victime sainte, la Victime sans tache, le Pain sacré de la vie éternelle et le Calice du salut perpétuel.
Sur ces offrandes, daignez jeter un regard favorable et serein, et les accepter comme vous avez daigné accepter les présents de votre serviteur Abel le juste, le sacrifice de notre patriarche Abraham et celui que vous offrit votre grand prêtre Melchisédech, sacrifice saint, victime immaculée.
Nous vous supplions humblement, Dieu tout-puissant, de faire porter ces offrandes par les mains de votre saint Ange sur votre autel sublime, en présence de votre divine majesté, afin que nous tous qui, participant à cet autel, aurons reçu le Corps et le Sang très saints de votre Fils, nous soyons comblés de toute bénédiction céleste et de toute grâce. Par le même Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il.
Souvenez-vous aussi, Seigneur, de vos serviteurs et de vos servantes N. et N., qui nous ont précédés avec le signe de la foi et dorment du sommeil de la paix. À eux, Seigneur, et à tous ceux qui reposent dans le Christ, accordez, nous vous en prions, le lieu du rafraîchissement, de la lumière et de la paix. Par le même Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il.
À nous aussi pécheurs, vos serviteurs, qui espérons en la multitude de vos miséricordes, daignez accorder quelque part et quelque société avec vos saints Apôtres et Martyrs: Jean, Étienne, Matthias, Barnabé, Ignace, Alexandre, Marcellin, Pierre, Félicité, Perpétue, Agathe, Lucie, Agnès, Cécile, Anastasie et tous vos saints. Admettez-nous, nous vous en prions, dans leur compagnie, non en appréciant nos mérites, mais en nous accordant votre pardon. Par le Christ notre Seigneur.
Par lui, Seigneur, vous ne cessez de créer tous ces biens, de les sanctifier, de leur donner la vie, de les bénir et de nous les accorder.
Par lui, avec lui et en lui, vous sont rendus, à vous, Dieu le Père tout-puissant, dans l’unité du Saint-Esprit, tout honneur et toute gloire.
℣. Dans tous les siècles des siècles.
℟. Ainsi soit-il.
Le Canon s’achève par la doxologie Per ipsum, qui offre au Père toute gloire par le Christ, avec lui et en lui, dans l’unité du Saint-Esprit. Ordinaire À genoux
Le prêtre élève légèrement l’hostie et le calice.
Latin
Français
Prière enseignée par le Christ, placée après le Canon comme préparation immédiate à la communion. Le célébrant la chante ou la récite selon le rite de la messe. Ordinaire Debout
Latin
Français
L’embolisme Libera nos développe la dernière demande du Pater. Il est suivi de la fraction de l’Hostie et de la commixtion d’une parcelle consacrée dans le calice. Ordinaire Debout
Après le Pater, le prêtre poursuit à voix basse, rompt l’hostie et en laisse tomber une parcelle dans le calice.
Latin
Français
Triple invocation au Christ, Agneau de Dieu, dite après la fraction et la commixtion. Les deux premières invocations demandent miséricorde et la troisième la paix ; le Requiem possède une forme propre. Ordinaire Debout
Latin
Français
Prières silencieuses par lesquelles le célébrant demande la paix, la délivrance du péché et une réception fructueuse du Corps et du Sang du Christ. Ordinaire Debout
Le prêtre récite à voix basse les prières préparatoires à la communion.
Latin
Français
Après les prières de préparation, le célébrant reçoit successivement le Corps puis le Sang du Christ avant, le cas échéant, de distribuer la communion aux fidèles. Ordinaire Debout
Communion du célébrant au Corps puis au Précieux Sang.
Latin
Français
Forme de la communion des fidèles à l’intérieur de la Messe selon les rubriques de 1960/1962. Ordinaire À genoux
En 1962, la communion des fidèles pendant la Messe se fait sans second Confiteor ni absolution.
Latin
Français
✠ Antienne propre liée à la communion. Son texte éclaire souvent le mystère célébré ou le fruit spirituel de l’Eucharistie. Texte propre Debout
Latin
Opórtet te, fili, gaudére, quia frater tuus mórtuus fúerat, et revíxit: períerat, et invéntus est.
Français
Il faut te réjouir, mon fils, parce que ton frère était mort et qu’il est revenu à la vie ; parce qu’il était perdu, et qu’il est retrouvé.
Après la communion, le célébrant purifie le calice et ses doigts. Les prières des ablutions demandent que le sacrement reçu demeure une source de purification et de grâce. Ordinaire Assis
Après la communion, le prêtre purifie le calice et ses doigts.
Latin
Quod ore súmpsimus, Dómine, pura mente capiámus: et de múnere temporáli fiat nobis remédium sempitérnum.
Corpus tuum, Dómine, quod sumpsi, et Sanguis, quem potávi, adhǽreat viscéribus meis: et præsta; ut in me non remáneat scélerum mácula, quem pura et sancta refecérunt sacraménta. Qui vivis et regnas in sǽcula sæculórum. Amen.
Abluit et extergit digitos, ac sumit ablutionem : extergit os et calicem, quem, plicato corporali, operit et collocat in altari ut prius : deinde prosequitur Missam.
Français
Ce que nous avons reçu de notre bouche, Seigneur, puissions-nous l’accueillir dans une âme pure; et que ce don temporel devienne pour nous un remède éternel.
Que votre Corps, Seigneur, que j’ai reçu, et votre Sang que j’ai bu, demeurent attachés à mes entrailles; et faites qu’aucune souillure du péché ne reste en moi, que de purs et saints sacrements ont restauré. Vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
Il lave et essuie ses doigts et consomme l’ablution : il essuie sa bouche et le calice, qu’une fois plié le corporal, il couvre et place sur l’autel comme auparavant : ensuite il poursuit la Messe.
Latin
Dicta antiphona ad Communionem, osculatur altare, et versus ad populum dicit :
℣. Dóminus vobíscum.
℟. Et cum spíritu tuo
Deinde, reversus ad altare, dicit :
Orémus.
Français
Une fois dite l’antienne de Communion, il baise l’autel, et tourné vers le peuple, il dit :
℣. Le Seigneur soit avec vous.
℟. Et avec votre esprit.
Ensuite, retourné vers l’autel, il dit :
Prions.
✠ Oraison propre qui demande que le sacrement reçu produise son fruit dans les fidèles. Texte propre Debout
Latin
Sacraménti tui, Dómine, divína libátio, penetrália nostri cordis infúndat: et sui nos partícipes poténter effíciat. Per Dóminum nostrum Iesum Christum, Fílium tuum: qui tecum vivit et regnat in unitáte Spíritus Sancti Deus, per ómnia sǽcula sæculórum. Amen.
Français
Que la divine libation de votre sacrement pénètre, ô Seigneur, jusqu’à l’intime de notre cœur et qu’elle nous rende puissamment participants d’elle-même. Par notre Seigneur Jésus-Christ, votre Fils, qui avec vous vit et règne dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu, dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
Commémoraison — Saint Gabriel de la Mère des Douleurs, religieux
℣. Dóminus vobíscum. ℟. Et cum spíritu tuo. Orémus.
Latin
Quas tibi, Dómine, in festivitáte sancti Gabriélis Confessóris tui, pro collátis donis grátias ágimus: súscipe propítius per manus gloriósæ semper Vírginis Maríæ; ex qua carnem illam assumpsísti, cuius in hoc salutári convívio merúimus gustáre dulcédinem: Qui vivis et regnas.
Français
Recevez avec bonté, Seigneur, par les mains de la glorieuse Marie toujours Vierge, les actions de grâce que nous vous rendons en la fête de saint Gabriel pour les dons reçus; c’est d’elle que vous avez pris cette chair dont nous avons goûté la douceur dans ce banquet du salut. Vous qui vivez et régnez.
✠ Oraison supplémentaire dite après la Postcommunion aux jours où les rubriques la prescrivent. Le peuple incline la tête pour recevoir cette prière de bénédiction. Texte propre
Latin
Orémus. Humiliáte cápita vestra Deo.
Famíliam tuam, quǽsumus, Dómine, contínua pietáte custódi: ut, quæ in sola spe grátiæ cœléstis innítitur, cœlésti étiam protectióne muniátur. Per Dóminum nostrum Iesum Christum, Fílium tuum: qui tecum vivit et regnat in unitáte Spíritus Sancti Deus, per ómnia sǽcula sæculórum. Amen.
Français
Prions. Humiliez vos têtes devant Dieu.
Nous vous en supplions, Seigneur, gardez votre famille avec une constante bonté afin que celle qui s’appuie sur l’unique espérance de votre grâce céleste, soit toujours munie de votre protection. Par notre Seigneur Jésus-Christ, votre Fils, qui avec vous vit et règne dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu, dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
Formule de renvoi qui conclut la messe lorsque les rubriques le prévoient. Elle peut être remplacée par Benedicamus Domino ou, aux messes des défunts, par Requiescant in pace. Ordinaire Debout
Latin
℣. Dóminus vobíscum.
℟. Et cum spíritu tuo.
℣. Ite, missa est
vel, si qua liturgica processio sequatur :
℣. Benedicámus Dómino.
℟. Deo grátias.
Français
℣. Le Seigneur soit avec vous.
℟. Et avec votre esprit.
℣. Allez, la Messe est dite
ou si une procession liturgique doit suivre :
℣. Bénissons le Seigneur.
℟. Rendons grâces à Dieu.
Après le renvoi, le célébrant demande que le sacrifice offert soit agréable à la Trinité puis donne la bénédiction lorsque les rubriques la prévoient. Ordinaire À genoux
Alors le célébrant s’incline devant le milieu de l’autel, et les mains jointes posées sur lui, il dit à voix basse :
Latin
Pláceat tibi, sancta Trínitas, obséquium servitútis meæ: et præsta; ut sacrifícium, quod óculis tuæ maiestátis indígnus óbtuli, tibi sit acceptábile, mihíque et ómnibus, pro quibus illud óbtuli, sit, te miseránte, propitiábile. Per Christum Dóminum nostrum. Amen.
Deinde osculatur altare : et elevatis oculis, extendens, elevans et iungens manus caputque Cruci inclinans, dicit :℣. Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, et Fílius, et Spíritus Sanctus.
℟. Amen.
Français
Agréez, Trinité sainte, l’hommage de votre serviteur, et faites que le sacrifice que, malgré mon indignité, j’ai présenté aux regards de votre majesté, vous soit agréable et devienne, par votre miséricorde, propitiatoire pour moi et pour tous ceux pour lesquels je l’ai offert. Par le Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il.
Ensuite il baise l’autel, et les yeux levés, étendant, élevant et joignant les mains et inclinant la tête à la Croix, il dit :℣. Que Dieu tout-puissant vous bénisse, le Père, le Fils et le Saint-Esprit.
℟. Ainsi soit-il.
Antienne en l’honneur de la Sainte Vierge choisie selon le temps liturgique et chantée ou récitée à la fin de la messe lorsque l’usage le prévoit. Salve Regina
Latin
Français
Lecture habituellement faite à la fin de la messe, le plus souvent le prologue de saint Jean. Les rubriques de 1962 l’omettent dans certains cas déterminés. Ordinaire Debout
Ensuite, le prêtre, du côté de l’Evangélie, dit les mains jointes :
Latin
℣. Dóminus vobíscum.
℟. Et cum spíritu tuo.
Et signans signo crucis primum Altare vel librum, deinde se in fronte, ore et pectore, dicit :
℣. Inítium ✠ sancti Evangélii secúndum Ioánnem.
℟. Glória tibi, Dómine.
℣. In princípio erat Verbum, et Verbum erat apud Deum, et Deus erat Verbum. Hoc erat in princípio apud Deum. Omnia per ipsum facta sunt : et sine ipso factum est nihil, quod factum est : in ipso vita erat, et vita erat lux hóminum : et lux in ténebris lucet, et ténebræ eam non comprehendérunt.
Fuit homo missus a Deo, cui nomen erat Ioánnes. Hic venit in testimónium, ut testimónium perhibéret de lúmine, ut omnes créderent per illum. Non erat ille lux, sed ut testimónium perhibéret de lúmine.
Erat lux vera, quæ illúminat omnem hóminem veniéntem in hunc mundum. In mundo erat, et mundus per ipsum factus est, et mundus eum non cognóvit. In propria venit, et sui eum non recepérunt.
Quotquot autem recepérunt eum, dedit eis potestátem fílios Dei fíeri, his, qui crédunt in nómine eius : qui non ex sanguínibus, neque ex voluntáte carnis, neque ex voluntáte viri, sed ex Deo nati sunt.
Flectámus génua.
Et Verbum caro factum est,
Leváte.
et habitávit in nobis : et vídimus glóriam eius, glóriam quasi Unigéniti a Patre, plenum grátiæ et veritátis.
℟. Deo grátias.
Français
℣. Le Seigneur soit avec vous.
℟. Et avec votre esprit.
Et signant de la croix d’abord l’autel ou le livre, ensuite lui-même au front, sur la bouche et la poitrine, il dit :
℣. Commencement ✠ du saint Évangile selon saint Jean.
℟. Gloire à vous, Seigneur.
℣. Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. Toutes choses ont été faites par lui, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans lui. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point comprise.
Il y eut un homme envoyé de Dieu, appelé Jean. Il vint en témoin pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui. Il n'était pas lui-même la lumière, mais vint pour rendre témoignage à la lumière.
Celui-là était la vraie lumière qui éclaire tout homme venant en ce monde. Il était dans le monde, et le monde a été fait par lui, et le monde ne l'a pas reconnu. Il est venu chez lui et les siens ne l'ont pas reçu.
Mais à tous ceux qui l'ont reçu il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, à ceux qui ne sont point nés du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu.
On fait une génuflexion.
Et le Verbe s'est fait chair,
On se lève
et il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, gloire comme celle qu’un fils unique tient de son Père tout plein de grâce et de vérité.
℟. Nous rendons grâces à Dieu.